Policier/Thriller

La princesse des glaces de Camilla Läckberg, le polar suédois dans toute sa splendeur

La princesse des glaces de Camilla Läckberg nous transporte en Suède, dans une enquête menée par l’inspecteur Patrik Hedström et Erica Falck, écrivaine et surtout, amie d’enfance de la victime. Alexandra Wijkner est retrouvée morte dans sa baignoire remplie de sang. Est-ce un suicide ? Un meurtre ? Les suspects s’enchaînent et les mobiles s’accumulent, jusqu’à ce que l’effroyable vérité soit révélée.

Titre : La princesse des glaces

La Princesse des glacesTitre anglais : The Ice Princess

Auteur : Camilla Läckberg

Edition en anglais : HarperCollins

Edition VF : Actes Sud

Date de parution : 2003

Genre : Policier

Origine : Suède

Pages : 381 (VF), 416 (anglais)

 

Résumé

Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’oeuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres –, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge dans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.

Crédits : Actes Sud

Avis

La princesse des glaces est mon premier roman de Camilla Läckberg. Il m’a fait tomber amoureuse du policier suédois et du style de l’auteur, à la fois simple et riche. Le polar suédois est une véritable institution. Les romans scandinaves ont une particularité : celle de mettre la femme au premier plan, à l’instar de Millénium de Stieg Larsson. Et c’est une véritable bouffée d’air frais.

J’avais beaucoup entendu parler de Camilla Läckberg avant, notamment pour son livre La Sirène. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de découvrir les subtilités de sa plume et je suis plus que ravie d’avoir entamé cette série de polars.

Pour moi, il y a trois raisons majeures qui font de ce roman un polar scandinave réussi.

Un duo efficace : un homme/une femme, un policier/une écrivaine

Ici nous avons deux points de vue qui se rejoignent sur l’affaire : le point de vue officiel de Patrik Hedström, et celui plus émotif et personnel d’Erica Falck. Tous deux avancent plus ou moins la même thèse sur la mort d’Alexandra. Seulement, ils ont une approche légèrement différente. Patrick reste plutôt dans les clous même s’il enfreint plusieurs fois les règles. Tandis qu’Erica a une imagination débordante et se fie plus souvent à son instinct.

L’enquête prend donc une forme plus subjective et moins formatée grâce à l’intrusion un peu forcée d’Erica qui cherche visiblement à s’attirer des ennuis en fouinant un peu partout. Et dans une petite communauté du fin fond de la campagne suédoise, son comportement ne passe pas tout à fait inaperçu.

Le duo Patrik/Erica fonctionne bien et donne une autre dimension à l’intrigue. On suit aussi la relation naissante entre les deux personnages. Leur complicité et la façon dont ils parviennent à mener l’enquête sont un régal et renforcent la poigne du roman.

Un récit de voyage

Fjallbacka, Suède

Le roman nous plonge dans la campagne suédoise tout en montrant un aspect authentique et simple du pays. Loin de la capitale, on y découvre une variété de paysages et la culture suédoise dans toute sa splendeur (ils ont une véritable obsession pour le café !). Rien que par les descriptions parfois succinctes de l’auteur, on arrive aisément à imaginer les décors : entre montagnes, forêts immenses, paysages hivernaux et bords de mer. On dirait presque que Camilla Läckberg a écrit le roman en pensant à ses lecteurs étrangers, avec une visée internationale. Ou même, peut-être a-t-elle non seulement pensé aux lecteurs étrangers, mais aussi aux suédois qui ne connaissent pas cette partie du pays.

L’intrigue se situe dans un petit village de pêcheurs où rumeurs et secrets vont bon train. Un village dont les habitants semblent guère apprécier la venue d’inconnus et où chacun a quelque chose à cacher.

Froideur, macabre et figures fragiles

La princesse des glaces ne déroge pas à la règle des romans nordiques : importance des flashbacks et du passé, sombres secrets enfouis et révélés au grand jour des années plus tard, des personnages à la psychologie très fragile et complexe, une ambiance glaciale et angoissante intensifiée par l’omniprésence de la neige…

Le suspense est bien là, pour notre plus grand plaisir et le côté thriller du roman nous empêche de le refermer. On a envie d’aller jusqu’au bout très vite !

Autre élément qui m’a beaucoup plu dans l’histoire : les intrigues mêlées à l’enquête principale, dont celle de la soeur d’Erica notamment. Contrairement à certains romans policier, il y a aussi un fil rouge en parallèle de l’enquête sur la mort d’Alexandra. On a autant envie de savoir ce qui va arriver dans la vie d’Erica ou de Patrik que ce qui va découler de leurs recherches.

J’ai sursauté plusieurs fois pendant ma lecture. Preuve que Camilla Läckberg maîtrise l’art du suspense et de la surprise.

 

La princesse des glaces tient en haleine jusqu’à la fin et nous donne envie de lire d’autres intrigues avec les mêmes personnages, de retrouver ces paysages des côtes suédoises si chères à l’auteur et de découvrir de nouveaux éléments sur la culture suédoise. Comme d’autres romans scandinaves, La princesse des glaces dépeint une vision un peu pessimiste de la nature humaine, mais laisse entrevoir un éclair de positivité en nous présentant des personnages moins tragiques que d’autres et en ajoutant une histoire d’amour tout à fait romantique sur fond de crimes et de découvertes glauques.

En somme, c’est un réel coup de coeur littéraire ! J’ai trouvé très intéressant la façon de présenter les personnages sans les nommer au début. On passe aussi par beaucoup d’émotions à la fois : angoisse, exaltation, révolte et dégoût, mais on a aussi énormément d’empathie pour les personnages. Je n’ai simplement pas réussi à lâcher ce livre avant de découvrir la vérité.

 

♠♠♠♠♠

Ce que j’ai aimé dans La Princesse des glaces :

  • L’ambiance nordique
  • La description des paysages et des décors
  • L’action bien dosée
  • Le rythme et le suspense
  • Le duo principal
  • Les histoires liées et les destins croisés

Découvrez-en plus sur l’auteur Camilla Läckberg et ses autres romans sur son site.

Le second tome de la série Fjällbacka (la ville natale de l’auteur) : Le prédicateur (The Preacher).

Lire aussi : mon avis sur le roman danois Dossier 64.

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2 réflexions au sujet de « La princesse des glaces de Camilla Läckberg, le polar suédois dans toute sa splendeur »

    1. Bonjour Mimika ! (c’est bien ça ?)

      Merci pour ton commentaire.
      J’adhère complètement à la plume de Camilla Läckberg : elle est fine, simple, efficace et sans superflu. Les intrigues sont bien menées, on nous glisse des indices ici et là pour nous suggérer des pistes sans trop en révéler. La structure de ses romans est assez agréable, car quasiment scénaristique/cinématographique. On passe d’une scène à une autre comme si on regardait un épisode de série policière.

      J’espère que cette lecture te plaira ! N’hésite pas à me partager ton avis quand tu l’auras lu 😉

      Aimé par 1 personne

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