Fantastique

The Name of the Wind : premier tome d’une trilogie épique

9780575081406The Kingkiller Chronicle : Day One

The Name of the Wind

Patrick Rothfuss

« I have stolen princesses back from sleeping barrow kings. I burned down the town of Trebon. I have spent the night with Felurian and left with both my sanity and my life. I was expelled from the University at a younger age than most people are allowed in. I tread paths by moonlight that others fear to speak of during day. I have talked to Gods, loved women, and written songs that make the minstrels weep.

My name is Kvothe. You may have heard of me ».

The Name of the Wind est le premier roman d’une série littéraire épique The Kingkiller Chronicle de Patrick Rothfuss qui s’inscrit dans le genre Fantastique. Un jeune garçon, Kvothe, souhaite venger la mort de ces parents, des artistes nomades assassinés de manière barbare par des Chandrians. Kvothe vit dans la rue, vagabonde et finit par rencontrer Ben, un arcaniste très doué qui va lui enseigner toutes ses connaissances grâce auxquelles Kvothe pourra alors intégrer la fameuse Université. Le parcours de Kvothe ne sera pas facile et il devra contrer des obstacles, parfois en compagnie de Denna, l’élue de son cœur.

Structure

Le premier tome suit la forme du récit enchâssé. L’histoire s’ouvre sur une scène où Kvothe, le héros, aperçoit un homme qui le scrute dans un coin obscure de la taverne qu’il tient. L’homme, un chroniqueur, lui demande de lui raconter son passé et comment il en est arrivé là. Avec pour auditoire son ami  Bast et le fameux chroniqueur, Kvothe démarre son récit. Dès lors on oscille entre chapitres racontés à la troisième personne et à la première personne, entre le présent et le passé.

Kvothe devient un raconteur. The Name of the Wind nous rappelle la tradition orale du genre fantastique, l’art de raconter et la transmission par la parole, typique des épopées également. La chanson et la musique font partie intégrante du roman et tiennent un rôle symbolique en ce qu’elles peuvent faire passer des messages et devenir le vecteur de rivalités.

Un monde fantastique

On pourrait dire que Patrick Rothfuss nous emporte dans un voyage, à la croisée des chemins entre Game of Thrones et Le Seigneur des Anneaux. Il est parvenu à construire un monde avec les éléments typiques du Fantastique – magie, mystère, atmosphère mystique, voire sombre, univers parallèle, pastoral, médiéval, créatures magiques/fantastiques (dragons), langages inventés. Son univers diégétique est très consistent, presque mimétique tellement il est bien construit : trait définitoire des romans fantastiques, il nous introduit à son univers imaginaire par une carte définissant les régions dans lesquelles se déroulent les aventures de Kvothe, et les langages parlés dans celles-ci comme le Yllish.

Les thèmes sont très variés allant du statut social à la place de la femme. Kvothe doit se battre pour intégrer l’Université et surtout, une fois entré dedans, pour pouvoir y rester ! Manger à sa faim n’est presque pas possible, il ne porte qu’un ensemble de vêtements et peut à peine changer ses chaussures usées. La femme est représentée de différentes manières dans le roman qui nous livre une vision archaïque de la femme qui reste confrontée à une sombre réalité : soit elle se marie ou devient artiste, soit elle se prostitue pour survivre. Mais quelques forces féminines se détachent de ce schéma. Denna, par exemple, la belle que Kvothe tente de séduire respectueusement – contrairement à d’autres – qui se trouve aux antipodes de la femme-objet imaginée dans un tel univers.

On se retrouve tantôt dans la peau de Kvothe tantôt spectateur de ses actions. Ce qui détonne dans ce roman c’est sa conviction à toute épreuve, qui le pousse toujours à aller plus loin. Il ne s’arrête pas tant qu’il n’a pas atteint son but. Son ultime volonté reste la vengeance de ses parents morts, assassinés par un clan adverse. Cette tension est d’ailleurs omniprésente et s’intensifie au fur et à mesure que la quête physique et mentale de Kvothe avance. Le roman possède autant d’épisodes d’action intense que de moments de réflexion où l’on est plongé dans le processus herméneutique de Kvothe. L’intensité ne se trouve pas forcément toujours dans l’action à proprement parler mais aussi dans l’attente et le suspense. Les questions surviennent tout au long de l’histoire, les réponses n’arrivant pas forcément tout de suite, ce qui nous tient forcément en haleine constante.

Avec un style d’écriture très développé, Patrick Rothfuss nous plonge dans un univers fantastique où se mêlent vengeance, dualité, mouvement de quête et aventure, mysticisme et sorcellerie qui ne saurait trouver d’égal. Un premier tome qui nous mène d’endroits en endroits, de découvertes en découvertes et de surprises en surprises.

Publié en 2007, The Name of the Wind est suivi d’un second tome Day Two: The Wise Man’s Fear sorti en 2011. Un troisième tome, Day Three: The Doors of Stone est prévu pour bientôt.

The Name of the Wind va d’ailleurs être adapté en série, à l’instar de Game of Thrones. Cela promet d’être un beau succès. Il faut espérer que la série sera à la hauteur des romans (pour plus d’infos à ce sujet : http://www.tor.com/blogs/2013/07/patrick-rothfuss-name-of-the-wind-television-show).

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